Guide sommeil & apnée – 2025
Le sommeil et l’apnée du sommeil : comprendre les phases, les risques et les solutions
Les clés pour comprendre la structure du sommeil, reconnaître l’apnée du sommeil et connaître les options de diagnostic et de traitement validées.

Résumé rapide
Sommeil et apnée du sommeil en 5 points
- Le sommeil s’organise en cycles de 90 à 110 minutes avec plusieurs phases (N1, N2, N3 et REM).
- Chaque phase participe à la récupération physique, à la mémoire et à l’équilibre hormonal.
- L’apnée du sommeil fragmente ces cycles par des pauses respiratoires répétées pendant la nuit.
- Le diagnostic repose sur une consultation spécialisée et des examens du sommeil (polygraphie, polysomnographie).
- Des traitements validés (PPC, orthèses, hygiène de vie) réduisent les risques et améliorent la qualité de vie.
Introduction
Le sommeil n’est pas seulement un « repos », mais un processus actif, structuré en cycles et en phases. Chaque
étape contribue à la santé cardiovasculaire, métabolique et mentale. Des troubles comme le syndrome d’apnées-hypopnées
obstructives du sommeil (SAHOS) peuvent fragmenter le sommeil et augmenter le risque d’accidents, d’hypertension ou
de diabète. (Source : HAS, 2014 ; Ameli, 2025)
Les phases du sommeil : comment se déroule une nuit ?
Le sommeil alterne deux grands types de phases : le sommeil non-REM (N1, N2, N3) et le sommeil REM. Chez l’adulte,
une nuit comprend en général 4 à 6 cycles d’environ 90 à 110 minutes. (Source : StatPearls, 2025 ; Sleep Foundation, 2025)
Les principales phases de sommeil
- Phase N1 (sommeil très léger) : transition entre l’éveil et le sommeil. On peut être réveillé très facilement. Cette phase ne dure que quelques minutes. (Source : StatPearls, 2025)
- Phase N2 (sommeil léger stabilisé) : représente la plus grande partie du temps de sommeil. Le rythme cardiaque ralentit, la température baisse et apparaissent les « fuseaux de sommeil ». (Source : Sleep Foundation, 2025)
- Phase N3 (sommeil profond) : sommeil lent, dit « profond », essentiel à la récupération physique, à l’immunité et à la régulation hormonale. (Source : Sleep Foundation, 2023)
- Sommeil REM (paradoxal) : activité cérébrale proche de l’éveil, rêves fréquents et atonie musculaire. Il joue un rôle clé dans la mémoire et la régulation émotionnelle. (Source : Sleep Foundation, 2025)
Au fil de la nuit, la part de sommeil profond N3 diminue, tandis que la durée du sommeil REM augmente. Lorsque le
sommeil est fragmenté (réveils, apnées), la quantité de N3 et de REM diminue, ce qui favorise la fatigue, la
somnolence et les troubles de la concentration.
Les bénéfices du sommeil pour la santé
Un sommeil suffisant et continu est associé à une diminution du risque d’hypertension, d’obésité, de diabète de type 2
et de troubles anxio-dépressifs. À l’inverse, la restriction de sommeil ou sa fragmentation prolongée est corrélée
à une augmentation de ces risques. (Source : Sleep Foundation, 2025)
- Récupération physique : la phase N3 favorise la régénération tissulaire, la sécrétion d’hormone de croissance et le bon fonctionnement du système immunitaire.
- Performance cognitive : les phases N2 et REM participent à la consolidation de la mémoire, des apprentissages et de la créativité. (Source : StatPearls, 2025)
- Équilibre émotionnel : le sommeil REM contribue à la régulation des émotions et à la gestion du stress.
- Régulation métabolique : un manque de sommeil profond est associé à une insulinorésistance accrue et à des perturbations des hormones de la faim (ghréline, leptine).
L’apnée du sommeil : un trouble qui fragmente le sommeil
L’apnée du sommeil, ou SAHOS, est définie par la survenue répétée, pendant le sommeil, d’épisodes d’interruption
complète (apnées) ou partielle (hypopnées) de la respiration, liés à l’obstruction des voies aériennes supérieures.
(Source : HAS, 2014 ; Ameli, 2025)
La sévérité est généralement évaluée par l’indice d’apnées-hypopnées (IAH) :
- IAH 5 à < 15/h : SAHOS léger
- IAH 15 à 30/h : SAHOS modéré
- IAH > 30/h : SAHOS sévère
La prévalence du SAHOS est estimée à environ 4 % des hommes et 2 % des femmes d’âge moyen, avec une
augmentation après 60 ans. (Source : Sahnoun et coll., 2023)
Signes et symptômes évocateurs
- Ronflements forts, quasi quotidiens, souvent rapportés par l’entourage.
- Pauses respiratoires observées, suivies de reprises bruyantes ou de halètements.
- Somnolence diurne excessive, endormissements au volant ou devant un écran.
- Fatigue chronique, irritabilité, troubles de la mémoire et de la concentration.
- Céphalées matinales, sommeil perçu comme non réparateur. (Source : Ameli, 2025)
Signaux d’alerte justifiant une consultation rapide
- Somnolence au volant ou dans des situations à risque (machines, travail en hauteur).
- Hypertension artérielle difficile à contrôler.
- Antécédents d’accident vasculaire cérébral, de coronaropathie ou de fibrillation atriale.
- Obésité associée à un ronflement chronique et à une fatigue persistante.
Diagnostic de l’apnée du sommeil
Le diagnostic commence par une consultation médicale avec un interrogatoire ciblé (ronflements, pauses respiratoires,
somnolence, comorbidités) et un examen clinique (poids, tour de cou, morphologie des voies aériennes supérieures).
Des questionnaires comme l’échelle de somnolence d’Epworth peuvent être utilisés pour quantifier la somnolence.
(Source : HAS, 2014)
- Polygraphie ventilatoire : enregistrement à domicile des flux respiratoires, des mouvements thoraco-abdominaux et de la saturation en oxygène. C’est un examen de première ligne fréquent pour confirmer un SAHOS. (Source : Ameli, 2025)
- Polysomnographie : examen en laboratoire du sommeil incluant l’EEG, l’ECG, l’EMG, l’EOG, utile en cas de doute diagnostique, de comorbidités importantes ou de troubles du sommeil complexes.
Si nécessaire, un professionnel de santé peut recommander des solutions adaptées, y compris des dispositifs de diagnostic du sommeil à domicile.
Traitements de l’apnée du sommeil
CPAP / PPC : traitement de référence
La ventilation par pression positive continue (PPC ou CPAP) est le traitement de référence des SAHOS modérés à
sévères. Un appareil envoie de l’air sous légère pression via un masque pour maintenir les voies aériennes ouvertes
pendant le sommeil. (Source : Ameli, 2025 ; Ameli Médecin, 2025)
- Réduction significative de l’IAH et des micro-éveils.
- Amélioration de la somnolence et de la qualité de vie.
- Diminution du risque d’accidents de la route et de certains événements cardiovasculaires.
L’observance est capitale : un usage de plusieurs heures par nuit est généralement nécessaire pour un bénéfice
clinique durable. (Source : Ameli, 2025)
Orthèses d’avancée mandibulaire
Les orthèses d’avancée mandibulaire (OAM) sont des dispositifs sur mesure qui avancent légèrement la mandibule afin
d’augmenter le calibre des voies aériennes supérieures. Elles sont indiquées surtout dans les SAHOS légers à
modérés et en cas d’intolérance à la PPC. (Source : HAS, 2014 ; ERS, 2021)
- Réalisation par un praticien formé (chirurgien-dentiste / orthodontiste).
- Nécessité d’un bilan bucco-dentaire préalable.
- Contrôles réguliers pour adapter l’avancée et surveiller les effets secondaires (douleurs, occlusion).
Hygiène de vie et mesures associées
La perte de poids, lorsqu’il existe un surpoids ou une obésité, est un levier majeur : elle réduit la sévérité
des apnées et améliore la somnolence. L’arrêt du tabac, la réduction de l’alcool et des sédatifs le soir, ainsi que
le contrôle des comorbidités (diabète, hypothyroïdie, etc.) complètent la prise en charge. (Source : Ameli, 2025)
Des règles simples d’hygiène du sommeil peuvent renforcer l’efficacité des
traitements, en stabilisant les horaires de coucher et en limitant la fragmentation du sommeil.
Si nécessaire, un professionnel de santé peut recommander des solutions adaptées, y compris des dispositifs de diagnostic du sommeil à domicile.
Protéger son sommeil au quotidien
Structurer ses nuits
- Se coucher et se lever à des horaires réguliers, y compris le week-end.
- Limiter les écrans et la lumière bleue dans l’heure précédant le coucher.
- Éviter les repas lourds, l’alcool et la caféine en soirée.
Optimiser l’environnement de la chambre
- Maintenir une chambre sombre, calme et fraîche (environ 18–20 °C).
- Choisir une literie confortable et privilégier la position latérale en cas d’apnée positionnelle.
En cas d’insomnie associée (difficultés d’endormissement, réveils nocturnes fréquents), une prise en charge
spécifique, par exemple via une thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie, peut être
proposée en complément.
Liens utiles
Conclusion
Les phases du sommeil (N1, N2, N3, REM) constituent un équilibre fin entre récupération physique, mémoire et
régulation émotionnelle. Le SAHOS fragmente ce processus et augmente le risque de complications cardiovasculaires et
métaboliques. Un dépistage précoce, un diagnostic structuré et une prise en charge adaptée (PPC, orthèses, hygiène de
vie) permettent souvent de réduire ces risques et d’améliorer nettement la qualité de vie. En présence de symptômes
évocateurs, il est recommandé de consulter un professionnel de santé spécialisé en médecine du sommeil.
FAQ – Sommeil et apnée du sommeil
Combien de phases de sommeil existe-t-il ?
On distingue trois phases de sommeil non-REM (N1, N2, N3) et une phase de sommeil REM, organisées en cycles de
90 à 110 minutes environ au cours de la nuit.
Quel est le rôle du sommeil profond ?
Le sommeil profond (N3) est essentiel à la récupération physique, à la régulation hormonale et à l’immunité. Sa
diminution chronique est associée à un risque accru de troubles métaboliques et cardiovasculaires.
Comment savoir si je souffre d’apnée du sommeil ?
Ronflements forts, pauses respiratoires observées, somnolence diurne et fatigue persistante sont évocateurs. Le
diagnostic doit être confirmé par une polygraphie ou une polysomnographie prescrite par un médecin.
La CPAP est-elle toujours nécessaire en cas d’apnée du sommeil ?
La PPC/CPAP est le traitement de référence des formes modérées à sévères, mais d’autres options (orthèses,
perte de poids, thérapies positionnelles) peuvent être discutées selon votre profil et la sévérité du SAHOS.
Que faire si je pense avoir un trouble du sommeil ?
Parlez-en à votre médecin traitant ou à un spécialiste du sommeil. Il pourra évaluer vos symptômes, organiser si
besoin un examen du sommeil et recommander des solutions adaptées, y compris des dispositifs de diagnostic à
domicile.

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