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Ronflement et Apnée du Sommeil : Ne l’ignorez Pas, Faites le Test Gratuit sur Sleepizzzy

Août 13, 2025 | Apnée du sommeil | 0 commentaires

Femme se bouchant les oreilles dans le lit pendant que son conjoint ronfle bruyamment Le ronflement peut perturber le sommeil du conjoint et révéler une apnée du sommeil.

Ronflement et apnée du sommeil : comprendre les risques et savoir quand consulter

Résumé rapide

Le ronflement est fréquent mais peut révéler une apnée obstructive du sommeil. Ce trouble se caractérise par des pauses respiratoires répétées, une baisse de l’oxygène sanguin et une fragmentation du sommeil (Source : SFRMS, 2022). Il augmente le risque d’hypertension, de maladies cardiovasculaires, d’accidents et de troubles métaboliques (Source : HAS, 2020). Le diagnostic repose sur un interrogatoire clinique et des examens comme la polygraphie ou la polysomnographie (Source : HAS, 2020). En cas de ronflement sévère ou de somnolence diurne, une consultation médicale est recommandée.

Introduction

Le ronflement est souvent considéré comme un simple désagrément nocturne, mais il peut être le symptôme précoce d’un trouble respiratoire du sommeil, en particulier l’apnée obstructive du sommeil (AOS). Une prise en charge précoce permet de réduire les complications cardiovasculaires, métaboliques et neurocognitives associées (Source : HAS, 2020). Cet article explique les mécanismes du ronflement, les signes d’alerte, les risques médicaux et les principales modalités de diagnostic de l’apnée du sommeil.

Qu’est-ce que le ronflement ?

Le ronflement correspond à une vibration des tissus mous du pharynx lorsque l’air circule difficilement pendant le sommeil. Cette vibration se produit parce que les voies aériennes supérieures se rétrécissent, entraînant un flux d’air turbulent (Source : Sleep Foundation, 2023). Le phénomène est fréquent chez l’adulte et peut être favorisé par :

  • le relâchement musculaire lié au sommeil, particulièrement en sommeil paradoxal,
  • une obstruction partielle anatomique (cloison nasale déviée, voile du palais allongé, base de langue volumineuse),
  • le surpoids ou l’obésité,
  • la consommation d’alcool ou de sédatifs le soir,
  • la position dorsale pendant le sommeil.

Bien qu’habituel, un ronflement fort, quotidien ou associé à des pauses respiratoires observées par l’entourage peut traduire une apnée du sommeil et justifie une évaluation médicale (Source : SFRMS, 2022).

Le lien entre ronflement et apnée du sommeil

L’apnée obstructive du sommeil se caractérise par des épisodes répétés :

  • d’apnées : arrêt complet du flux d’air respiratoire d’au moins 10 secondes,
  • d’hypopnées : réduction significative du flux d’air d’au moins 10 secondes.

Ces événements s’accompagnent généralement d’une baisse de la saturation en oxygène et de micro-éveils, responsables d’un sommeil fragmenté et non réparateur (Source : HAS, 2020).

Selon la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil, le ronflement constitue l’un des principaux signaux d’alerte de l’AOS, surtout lorsqu’il est bruyant, régulier et associé à des pauses respiratoires ou des reprises bruyantes de respiration (Source : SFRMS, 2022).

Signes évocateurs d’apnée du sommeil

Les signes suivants doivent faire suspecter une apnée du sommeil :

  • ronflement intense, quotidien et ancien,
  • pauses respiratoires observées par le partenaire,
  • sensation d’étouffement ou de reprise de souffle brutale pendant la nuit,
  • somnolence diurne excessive (difficultés à rester éveillé en journée),
  • fatigue matinale malgré une durée de sommeil suffisante,
  • maux de tête au réveil,
  • troubles de la concentration, de la mémoire, irritabilité,
  • levers nocturnes fréquents pour uriner (nycturie).

La présence de plusieurs de ces symptômes justifie une consultation auprès d’un médecin, idéalement un spécialiste du sommeil ou un ORL formé aux troubles respiratoires du sommeil.

Les risques médicaux du ronflement associé à l’apnée du sommeil

L’apnée obstructive du sommeil non traitée est associée à une augmentation documentée du risque de nombreuses pathologies. Ces liens sont désormais bien établis par les données épidémiologiques et cliniques (Source : HAS, 2020).

1. Risques cardiovasculaires

Les apnées répétées provoquent des variations de la pression artérielle, une activation du système nerveux sympathique et un stress oxydatif. Cela contribue à :

  • l’apparition ou l’aggravation d’une hypertension artérielle, notamment résistante aux traitements,
  • une augmentation du risque d’infarctus du myocarde,
  • un risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC),
  • un risque plus élevé d’arythmies cardiaques, comme la fibrillation atriale.

(Source : HAS, 2020 ; European Society of Cardiology, 2021)

2. Perturbations métaboliques

L’apnée du sommeil est associée à une résistance à l’insuline et à une intolérance au glucose, augmentant le risque de diabète de type 2. Ces liens sont particulièrement marqués chez les patients en surpoids ou obèses (Source : The Lancet Diabetes & Endocrinology, 2021).

3. Troubles neurocognitifs et accidents

La fragmentation répétée du sommeil entraîne :

  • une somnolence diurne importante,
  • des troubles de la mémoire et de l’attention,
  • une diminution de la vigilance.

Ces symptômes augmentent le risque d’accidents de la route et d’accidents du travail, en particulier pour les conducteurs professionnels (Source : Sleep Foundation, 2023).

4. Impact sur la qualité de vie

Au-delà des complications organiques, l’apnée du sommeil altère significativement la qualité de vie :

  • fatigue chronique et baisse d’énergie,
  • irritabilité, troubles de l’humeur, parfois symptômes dépressifs,
  • répercussions sur la vie de couple, en raison du ronflement et des réveils nocturnes.

(Source : HAS, 2020 ; Sleep Foundation, 2023)

5. Risques respiratoires et endocriniens

L’apnée du sommeil peut également :

  • aggraver certains troubles respiratoires comme l’asthme ou la BPCO,
  • perturber des systèmes hormonaux impliqués dans la régulation du métabolisme, de l’appétit et de la reproduction.

(Source : SFRMS, 2022)

Quand consulter ? Les signaux d’alerte

Une consultation médicale est recommandée en cas de :

  • ronflement quotidien, ancien, gênant pour l’entourage,
  • pauses respiratoires observées par le conjoint ou la famille,
  • somnolence diurne persistante (endormissements involontaires),
  • fatigue inexpliquée malgré des nuits a priori suffisamment longues,
  • maux de tête au réveil de façon répétée,
  • hypertension artérielle difficile à contrôler,
  • antécédents cardiovasculaires associés à un ronflement important.

En présence de ces signes, le médecin traitant est le premier interlocuteur. Il peut décider d’orienter vers une consultation spécialisée du sommeil ou un ORL selon le contexte clinique (Source : HAS, 2020).

Comment diagnostiquer l’apnée du sommeil ?

1. Interrogatoire et examen clinique

Le diagnostic commence par un interrogatoire détaillé :

  • intensité et ancienneté du ronflement,
  • présence de pauses respiratoires rapportées par l’entourage,
  • niveau de somnolence diurne (souvent évalué par l’échelle d’Epworth),
  • facteurs de risque : IMC élevé, tour de cou important, consommation d’alcool, antécédents familiaux, anomalies ORL.

L’examen clinique recherche notamment des particularités anatomiques (cloison nasale, amygdales, voile du palais, mandibule) pouvant favoriser l’obstruction des voies aériennes (Source : HAS, 2020).

2. Examens de référence : polygraphie et polysomnographie

Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé, les principaux examens de référence sont (Source : HAS, 2020) :

  • La polygraphie ventilatoire nocturne : réalisée le plus souvent à domicile, elle enregistre le flux d’air, les efforts respiratoires, la saturation en oxygène et parfois la position du corps.
  • La polysomnographie : réalisée en laboratoire du sommeil, elle inclut en plus un enregistrement de l’activité cérébrale, des mouvements oculaires et musculaires, permettant une analyse détaillée des stades du sommeil.

Ces examens permettent de calculer l’index d’apnées-hypopnées (IAH) et de classer la sévérité de l’apnée du sommeil (légère, modérée, sévère).

3. Prise en charge et options thérapeutiques

Selon la sévérité de l’apnée et le profil du patient, un professionnel de santé peut recommander :

  • des mesures hygiéno-diététiques (perte de poids, réduction de l’alcool, adaptation de la position de sommeil),
  • une orthèse d’avancée mandibulaire pour certains patients,
  • un traitement par pression positive continue (PPC) en cas d’apnée obstructive modérée à sévère,
  • dans certaines situations, des options chirurgicales ciblées après avis ORL.

Si nécessaire, un professionnel de santé peut également proposer un dispositif de diagnostic du sommeil à domicile, en fonction des recommandations en vigueur et de la situation clinique.

Prévention : réduire le ronflement et le risque d’apnée

Certaines mesures simples peuvent réduire le ronflement et le risque d’apnée du sommeil, en complément d’une prise en charge médicale :

  • perdre du poids en cas de surpoids ou d’obésité,
  • éviter l’alcool et les sédatifs le soir,
  • dormir sur le côté plutôt que sur le dos,
  • traiter une obstruction nasale (rhinites chroniques, déviation de cloison),
  • adopter une bonne hygiène du sommeil (horaires réguliers, environnement calme et sombre).

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos dossiers sur :

Conclusion

Le ronflement n’est pas toujours bénin. Lorsqu’il est quotidien, bruyant ou associé à des pauses respiratoires, il peut révéler une apnée du sommeil. Ce trouble expose à des complications cardiovasculaires, métaboliques et neurocognitives significatives (Source : HAS, 2020). Un diagnostic précoce par un professionnel de santé permet d’identifier les causes, d’évaluer la sévérité et de proposer un traitement adapté. En cas de doute, il est préférable d’en parler à votre médecin plutôt que de minimiser ces symptômes.

FAQ : ronflement et apnée du sommeil

1. Le ronflement est-il toujours un signe d’apnée du sommeil ?

Non. Le ronflement peut être isolé, mais un ronflement quotidien, intense ou associé à des pauses respiratoires et à une somnolence diurne importante doit faire suspecter une apnée du sommeil et justifie une consultation médicale.

2. Quels sont les principaux symptômes d’alerte de l’apnée du sommeil ?

Les signes évocateurs incluent ronflement fort, pauses respiratoires observées, somnolence diurne, fatigue persistante, maux de tête au réveil, troubles de la concentration et de l’humeur.

3. Quel examen permet de diagnostiquer l’apnée du sommeil ?

Le diagnostic repose principalement sur la polygraphie ventilatoire nocturne et la polysomnographie, prescrites par un médecin et interprétées par des spécialistes du sommeil.

4. Le surpoids augmente-t-il le risque d’apnée du sommeil ?

Oui. Le surpoids et l’obésité augmentent le risque d’obstruction des voies aériennes supérieures et sont des facteurs de risque majeurs d’apnée du sommeil.

5. Peut-on traiter l’apnée du sommeil ?

Oui. Les options incluent la pression positive continue (PPC), les orthèses mandibulaires, les mesures hygiéno-diététiques et, dans certains cas, des interventions chirurgicales, selon la situation clinique et les recommandations du spécialiste.

Article relu et validé par Dr Aurelia Meyer, spécialiste du sommeil (RPPS : 10004621040)

 

 

 

 

 

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