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Le “sleep gap” entre femmes et hommes : Temps de sommeil ?

Jan 8, 2026 | Le sommeil | 0 commentaires

Sommeil • Apnée du sommeil

Le “sleep gap” entre femmes et hommes

Des recherches suggèrent que les femmes peuvent avoir besoin de plus de sommeil que les hommes. Pourtant, même à durée égale, elles se sentent souvent moins reposées.

Pourquoi le sleep gap existe vraiment

Les hormones, la grossesse et la ménopause influencent profondément les cycles de sommeil.

À cela s’ajoutent des pressions émotionnelles et sociales qui compliquent l’endormissement.

Résultat : même à durée égale, les femmes se sentent souvent moins reposées.

Les hormones sexuelles influencent directement la structure du sommeil, notamment le sommeil paradoxal et le sommeil profond.

Les périodes de grossesse et de ménopause sont souvent associées à une fragmentation accrue du sommeil et à des réveils nocturnes plus fréquents.

Ces facteurs expliquent pourquoi, à durée équivalente, les femmes peuvent ressentir une fatigue plus importante.

Différences qualité vs durée

Dormir plus longtemps ne garantit pas un meilleur repos si le sommeil est fragmenté ou interrompu fréquemment. Ce phénomène, appelé micro-fragmentation, réduit la proportion de sommeil profond malgré une durée correcte.

💡 Bon à savoir
Les différences hormonales et les interruptions de sommeil expliquent en partie le sleep gap.
Ce n’est pas un manque de volonté, mais une réalité biologique.

Facteurs de mode de vie

Les contraintes sociales, professionnelles ou les horaires atypiques (par ex. travail de nuit) peuvent accentuer le “sleep gap” en augmentant les perturbations du cycle de sommeil chez certaines personnes.

Les études montrent que les femmes dorment souvent légèrement plus longtemps que les hommes mais se réveillent plus fréquemment, ce qui peut réduire la qualité perçue du sommeil.

Les rythmes circadiens et les rythmes hormonaux interagissent de manière complexe tout au long de la vie reproductive, avec des effets parfois cumulés.

Cela inclut les phases du cycle menstrual, la grossesse et la ménopause, où les interruptions de sommeil sont plus fréquentes

Differences in sleep patterns :

Par exemple, 49 % des femmes adultes dorment moins de 7 heures par nuit contre 41 % des hommes, et 33 % des femmes se réveillent chaque nuit contre 27 % des hommes.

Sleep Foundation

Horaires réguliers

Gardez des horaires de coucher et de lever stables, même le week-end.

Activité physique

Pratiquez une activité physique, en évitant les séances trop tardives le soir.

Moins d’écrans le soir

Réduisez l’exposition aux écrans dans l’heure précédant le coucher.

Pas d’excitants

Limitez café, thé, nicotine et boissons énergisantes en fin de journée.

Chambre fraîche

Dormez dans une pièce calme, sombre et légèrement fraîche.

Consulter si suspicion d’apnée

En cas de fatigue persistante, parlez-en à un professionnel de santé.

Combien d’heures faut-il ?

En moyenne, un adulte a besoin de 7 à 9 heures de sommeil par nuit pour être en forme et fonctionnel.
Santé publique France

Cette moyenne varie selon l’âge et l’état de santé, avec des besoins plus élevés chez les adolescents et légèrement plus faibles chez les personnes âgées.

Les recommandations de durée de sommeil varient selon l’âge, la santé, l’activité physique et les habitudes de vie. Chez l’adulte en bonne santé, la référence est de 7 à 9 heures par nuit pour optimiser la récupération et diminuer les risques de somnolence diurne et de troubles métaboliques.

Durée moyenne du sommeil :

Par exemple, 49 % des femmes adultes dorment moins de 7 heures par nuit contre 41 % des hommes, et 33 % des femmes se réveillent chaque nuit contre 27 % des hommes.

Sleep Foundation / Health

1️⃣ Les hormones

Les hormones influencent profondément les cycles de sommeil, notamment le sommeil profond et paradoxal.

2️⃣ Grossesse et ménopause

La grossesse et la ménopause augmentent la fragmentation du sommeil et les réveils nocturnes.

3️⃣ Pressions émotionnelles et sociales

Des pressions émotionnelles et sociales compliquent l’endormissement et fragmentent les nuits.

4️⃣ Conséquence directe

Même à durée égale, les femmes se sentent souvent moins reposées et plus sujettes à la somnolence diurne.

Pourquoi l’apnée est-elle sous-diagnostiquée chez les femmes ?
Même lorsqu’elles dorment autant que les hommes, de nombreuses femmes rapportent une sensation de fatigue persistante. Les fluctuations hormonales influencent l’architecture du sommeil, notamment le sommeil profond et paradoxal.
Les réveils nocturnes plus fréquents, parfois liés aux responsabilités familiales ou au stress émotionnel, fragmentent le sommeil et réduisent sa qualité globale.
Quel est le rôle des hormones dans le “sleep gap” ?

Les hormones sexuelles féminines, comme les œstrogènes et la progestérone, modifient la régulation du sommeil. Leurs variations au cours du cycle menstruel peuvent affecter l’endormissement, la continuité du sommeil et la récupération nocturne.
Ces effets sont souvent accentués pendant certaines périodes de la vie hormonale.

Comment la grossesse influence-t-elle le sommeil ?

La grossesse est fréquemment associée à des troubles du sommeil. Les changements hormonaux, les inconforts physiques, les besoins urinaires nocturnes et l’anxiété peuvent entraîner des réveils répétés.
Même lorsque la durée totale de sommeil semble suffisante, la fragmentation nocturne peut limiter la récupération.

Pourquoi la ménopause est-elle une période critique pour le sommeil ?

La ménopause s’accompagne souvent d’une diminution des œstrogènes, ce qui peut provoquer des bouffées de chaleur nocturnes, des sueurs et des insomnies.
Ces symptômes altèrent la continuité du sommeil et augmentent la fatigue diurne, contribuant au sentiment de sommeil non réparateur.

Dormir plus longtemps signifie-t-il toujours mieux récupérer ?

Non. La durée du sommeil est importante, mais la qualité du sommeil l’est tout autant. Un sommeil long mais fragmenté ou peu profond peut être moins réparateur qu’un sommeil plus court mais continu.
Les troubles respiratoires du sommeil, comme l’apnée, en sont une cause fréquente.

Pourquoi l’apnée du sommeil est-elle sous-diagnostiquée chez les femmes ?

Chez les femmes, l’apnée du sommeil ne se manifeste pas toujours par des ronflements marqués. Elle peut prendre la forme d’insomnie, de fatigue chronique, de troubles de l’humeur ou de réveils nocturnes répétés.
Ces symptômes atypiques expliquent pourquoi le diagnostic est parfois retardé.

Quels sont les risques d’une apnée du sommeil non traitée ?

Lorsqu’elle n’est pas prise en charge, l’apnée du sommeil fragmente le sommeil et augmente la somnolence diurne.
Elle est également associée à un risque accru de troubles cardiovasculaires, métaboliques et cognitifs, ainsi qu’à une altération de la qualité de vie.

Comment savoir si son sommeil est réellement réparateur ?

Se réveiller fatigué, ressentir une somnolence diurne excessive ou avoir besoin de compensations fréquentes (café, siestes prolongées) peut indiquer un sommeil de mauvaise qualité.
Un suivi médical permet d’identifier les causes possibles et d’adapter la prise en charge.

Quand faut-il consulter pour des troubles du sommeil ?

Il est conseillé de consulter en cas de fatigue persistante, de troubles du sommeil récurrents ou de symptômes évocateurs d’apnée du sommeil.
Un avis médical permet d’évaluer la situation et d’orienter vers des examens adaptés si nécessaire.

Apnée du sommeil : un facteur sous-estimé chez les femmes

L’apnée du sommeil touche également les femmes, mais elle reste encore largement sous-diagnostiquée.
Contrairement aux idées reçues, ce trouble ne se manifeste pas toujours par des ronflements bruyants.
Chez les femmes, les symptômes peuvent être plus discrets, ce qui complique le repérage et retarde parfois le diagnostic.

L’apnée du sommeil touche aussi les femmes, souvent de manière atypique.

Insomnie, fatigue chronique, réveils multiples sont des signaux fréquents.

👉 Une évaluation médicale est essentielle en cas de doute.

Des symptômes souvent atypiques chez les femmes

Alors que l’apnée du sommeil est classiquement associée aux ronflements et aux pauses respiratoires observées par l’entourage,
les femmes présentent plus fréquemment des symptômes moins spécifiques.
Il peut s’agir d’insomnie, de fatigue chronique, de réveils nocturnes répétés, de maux de tête matinaux
ou encore de troubles de l’humeur.

Un sommeil fragmenté et non réparateur

L’apnée du sommeil provoque des micro-réveils répétés tout au long de la nuit,
même lorsque la durée totale de sommeil semble suffisante.
Cette fragmentation altère la qualité du sommeil profond et du sommeil paradoxal,
ce qui explique une sensation de sommeil non réparateur et une somnolence diurne persistante.

Pourquoi l’apnée du sommeil est-elle souvent sous-diagnostiquée chez les femmes ?

Chez les femmes, l’apnée du sommeil est plus fréquemment confondue avec d’autres troubles,
comme l’insomnie, l’anxiété ou la dépression.
Les variations hormonales liées au cycle menstruel, à la grossesse ou à la ménopause
peuvent également masquer ou modifier les symptômes,
contribuant à un retard de diagnostic.

Quand faut-il consulter ?

Une fatigue persistante malgré une durée de sommeil suffisante,
des réveils nocturnes fréquents, une somnolence diurne excessive
ou des maux de tête au réveil doivent alerter.
Dans ces situations, une évaluation médicale permet de rechercher une apnée du sommeil
et d’adapter la prise en charge si nécessaire.

Symptômes fréquents

Chez les femmes, l’apnée peut se manifester par une fatigue persistante, des réveils fréquents, une insomnie ou une somnolence diurne, plutôt que par des ronflements forts. Cette présentation atypique est une des raisons pour lesquelles l’apnée est souvent sous-diagnostiquée chez les femmes.

Variations individuelles

Au-delà de la fatigue, l’apnée du sommeil est associée à des risques cardiovasculaires, métaboliques et cognitifs, notamment si elle reste non traitée.
Pour les adultes, au moins 7 heures est la base.
✔️
Article relu et validé par Dr Marchand, Médecin spécialiste du sommeil et des troubles de la vigilance, ancien chef de service et ancien chef de clinique de l'AP-HP (RPPS : 10102050845).
Guide tout savoir sur l'apnée du sommeil




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